Le Grand-Celland

reception-brécey17-mars-008Ceux qui espéraient qu’il ne sortirait jamais, ou qu’il serait transféré à Caen en vue d’une hypothétique libération en sont pour leurs frais. Samedi 19 mars, celui qui a défrayé la chronique locale depuis bientôt huit ans était de passage au Grand-Celland, le temps d’un week-end ensoleillé pour un entretien d’embauche proposé par Bernard Tréhet. Une condition imposée par la justice française pour qu’il puisse bénéficier du régime de la libération conditionnelle. C’est un soulagement pour l’intéressé bien sûr, mais aussi pour ses parents. Heureusement pendant ces années difficiles, et au plus fort des moments de désespoir, ils ont pu compter sur le soutien deBernard Tréhet, vice président du Conseil général, de Louis Poulin, ancien maire du Grand-Celland et de François Serrant le maire du Petit-Celland qui ont toujours été aux côtés de la famille.Et ils le prouvent à nouveau. On ne peut passer sous silence l’intervention de Gwénael Huet député maire d’Avranches qui a activé ses relations notamment auprès de la minsistre de la justice de l’époque : Michèle Alliot-Marie. Mais voilà que déjà, se profilent des rancoeurs sur fond de règlement de compte. Certains s’interrogent sur l’utilité de tendre une main généreuse à Martial en lui offrant un emploi qui pourrait bénéficier à un Brécéen. C’est agréable pour lui, et pour ses parents. À peine va t’il recouvrir la liberté, qu’il est dores et déjà  soupçonné de voler un poste. Allégation fausse et sans fondement. Sinon la bêtise. Rappelons nous cette phrase de Jean Cocteau  ”Je voudrais que l’intelligence fût reprise au Diable, et rendue à Dieu”

En  vérité, il s’agit d’un emploi aidé par l’Etat, à mi-temps et pour une durée de  six mois. Toutes les personnes incarcérées peuvent bénéficier d’un tel emploi pour les aider à se réinsérer. De plus, Martial a mis à profit ses années de détention pour acquérir une solide formation, et les diplômes qui vont avec. Jugez plutôt :  Baccalauréat économique et social, Baccalauréat professionnel de technicien en gestion d’entreprise section comptabilité. Licence (ECDL) European compter driving licence. Formation d’informatique. Et pour couronner le tout, il parle trois langues : italien, anglais et portugais. En quoi est-il différent d’un Bréceen. sinon qu’il n’habite pas encore la commune. À moins, qu’on ne l’associe à un immigré. Ce serait bien dans l’esprit du temps«  FN » qui coure. Au regard des résultats aux cantonales il y a lieu de s’inquiéter pour l’avenir. En attendant, nous sommes tous très heureux qu’il soit bientôt parmi  nous. Enfin… Ses vrais amis quoi !

________________________________________________________________________________________________________

Martial Chottard n’est plus inconnu du grand public grâce à l’émission de Jacques Pradel sur RTL


Marie-Claude et René Chottard avec Jacques Pradel à RTL

Marie-Claude et René Chottard avec Jacques Pradel à RTL

Mercredi 27 octobre dans l’émission de Jacques Pradel «  l’heure du crime »  sur RTL nous avons entendu le témoignage émouvant de Marie-Claude Chottard qui se bat depuis bientôt huit ans pour faire sortir son fils Martial de la prison de Scandicci, à Florence ou il purge une peine de 18 ans de prison pour le meurtre de son beau-frère Alberto Guilianini en mai 2002. Un crime que Martial Chottard a toujours nié. Ses alibis le prouvent.  Qu’importe l’absence de mobile et de preuves, ni que l’on retrouve l’arme du crime. Pour les juges Italiens, c’est lui le coupable, et ils n’ont pas hésité pas à le jeter au trou pour 18 ans. Ses avocats en Italie ne décolèrent pas. L’un d’eux a même été menacé de radiation pour avoir dénoncé cette parodie de justice. Comme l’a dit Jacques Pradel : « Martial a été piégé parce qu’il se trouvait là au mauvais endroit et au mauvais moment. Il a été sacrifié sous l’autel de la cupidité ». Combien de temps faudra-t’il avant que l’on ne découvre un jour le vrai coupable. Sans doute pas avant longtemps. Pour ne pas dire jamais, quant on sait comment cette affaire a été instruite dès le départ.

Aujourd’hui, les parents de Martial Chottard n’ont plus les moyens de faire face aux frais d’avocat. Les différents procès leur ont coûté 170 000€, et tout laisse à penser que ce n’est pas fini.  Depuis son AVC en mars dernier, Marie-Claude Chottard n’a plus la force de se rendre chaque mois à la prison de Florence comme elle l’a fait pendant huit ans pour soutenir son fils. Le combat de cette mère force le respect et l’admiration. Mais aujourd’hui c’est une femme épuisée par des années de procédures judiciaires, et d’acharnement contre Martial. Heureusement, il lui reste le téléphone. Chaque semaine, elle a droit à 5 minutes pour partager avec lui quelques instants de son quotidien. « Martial tient bon nous dit elle, il a été reçu brillamment à des examens universitaires, et il donne des cours aux autres détenus. Son moral est meilleur,   depuis qu’il sait que la décision de le rapatrier vers la France était en bonne voie ».

Les yeux rivés derrière son écran d’ordinateur, Marie-Claude  relève les nombreux messages de soutien qui lui parviennent depuis son passage sur RTL. Nous n’oublierons pas cette journée déclarent Marie-Claude et René Chottard, et nous en profitons pour remercier Jacqueset son équipe pour leur accueil.



_________________________________________________________________________________________________________________________________________________