Public au concert Jacques Dutronc. Les Papillons de Nuit 2010
Dimanche 30 mai, dès 21 heures sous une pluie fine, plus de 20 000 spectateurs se blotissent pour voir et écouter Monsieur Dutronc.
22 heures, le grand Jacques fait son apparition sur scène. Veste de cuir noir et chemise ouverte. Mais sans son cigare…Pourtant, l’homme a déclaré ne pas faire grand cas de la loi anti-tabac. Il a même bu de l’eau, mais il s’en est vite excusé ! « Oui je sais ici au Pays du Calva boire de l’eau !… » Après 17 ans d’absence il n’a pas pris une ride, et nous confirme toujours « qu’on nous cache tout et on nous dit rien ». C’est son fils Thomas qui l’a convaincu de reprendre la route. “Si toutes mes tournées sont espacées de 17 à 20 ans, je crois que c’est fini (après cette tournée). Après, j’ai autre chose à faire”, confiait-il à quelques journalistes en décembre alors qu’il achevait ses dernières répétitions.
Et justement, Thomas était présent dimanche aux côtés de son père entouré de Jannick Top, le bass hero Français, d’Erdal Kizilcay et Bernard Arcadio pour taper le bœuf… Bref, on ne sentait plus la pluie tomber. A la fin du concert, le Président du Festival, Patrice Hamelin, nous avait réservé une petite surprise pour fêter les dix ans des Papillons de Nuit avec un magnifique feu d’artifice et un gâteau d’anniversaire apporté sur scène par son Staff.
C’est bien connu, la Normandie est une terre de tradition fromagère. Avec ses 5938 km2 et ses célèbres pâturages, le département de la Manche occupe l’une des toute première place en matière de rendement laitier. Installés au Petit-Celland depuis 1980, Elisabeth et Pierre Muris ont repris la ferme familiale de la Fouquière avant d’étendre leur activité à la tranformation en 1993.
- Notre fromage est aux normes C.E.E précise Pierre Muris. Nous avons su conserver notre mode de fabrication artisanal tout en respectant les règles d’hygiène en vigueur.
La particularité de la fromagerie repose sur l’acheminement du lait, qui passe directement de la traite aux cuves de stockage, avant d’être contrôlé par un examen organoleptique. Il sera ensuite affecté aux différentes méthodes de fabrication.
Des produits qui correspondent à une demande sans cesse plus nombreuse de la part des consommateurs à la recherche de produits authentiques et naturels.
Pour tout renseignement :
Ferme de la Fouquière
50370 Le Petit-Celland
02 33 48 78 40
À croire qu’une fée munie de sa baguette magique s’est penchée sur le berceau de Félix Dalisson.Son parcours débute dans une ferme que ses parents louaient à la Tessardière au Petit-Celland. Nous sommes à la fin des années 50 et en ces temps difficiles de l’après-guerre, il n’y a pas de travail pour tous les enfants. Félix apprend donc la mécanique auto et moto. Un métier qu’il va pratiquer pendant vingt-ans avant de s’orienter dans la mécanique industrielle. Mais il cultive un jardin secret : les animaux. Arrivé à l’âge de la retraite, à la faveur d’un séjour chez un ami qui avait une poulinière, il découvre l’univers de l’élevage. C’est alors que son ami lui demande s’il veut bien prendre sa jument en pension chez lui l’espace de quelques jours. Félix accepte, et c’est le déclic. Son rêve de gosse se réalise. De l’élevage, il ne sait rien, ou presque. Avec opiniâtreté, il consacre la plupart de son temps libre à dévorer tous les ouvrages traitant du sujet, et au fil des années, il va transformer sa passion en métier.
« Ce n’était pas gagné d’avance. Des moments de désespoir, j’en ai connu avant cette rencontre avec la poulinière qui allait me donner mes plus grands moments de bonheur en m’offrant Ouragan de Celland ».Les 8 victoires de cette pouliche vont le propulser au rang des éleveurs professionnels. Puis, ce sera la rencontre avec le propriétaire de l’écurie Daidou qui va devenir son plus fidèle commanditaire.
“Il me reste un rêve à assouvir » conclut-il : transmettre ma passion et mon métier à un jeune. Avis aux amateurs
François Serrant, Maire du Petit-Celland
« Humilité à tout homme bien sied, qui plus bas se tient, plus haut on l’assied».
Dicton normand
François Serrant a de qui tenir ! né en1947 dans une famille d’agriculteurs, il grandit à Petit Celland, dans cette charmante commune du Sud Manche où son père fut le maire à deux reprises. Entré au conseil municipal en 1989, il succède à son père en 1999.
François Serrant – Maire du Petit-Celland
François Serrant est un fervent défenseur du monde rural, avec lequel Il entretient des relations fidèles et de confiance. Sans cesse en mouvement, curieux de tout et imaginatif, il sait anticiper, et cultive un sens inné du contact humain. Partagé entre son exploitation agricole et son mandat de maire, il trouve encore le temps de participer à de nombreux mouvements associatifs. De son passé de militant au CDJA dans les années 70, il en tirera un goût prononcé pour l’engagement politique au sein des instances professionnelles du monde agricole.
Homme d’avenir, il est attentif aux nouvelles technologies à condition qu’elles soient au service de l’homme et de l’environnement. Cet amoureux de la nature s’attache à préserver cette vieille terre de traditions et de légendes, au ciel capricieux, incomparable dans ses nuances. Il est fier d’être le premier magistrat du Petit Celland, haut-lieu de la Chouannerie Normande, avec son église romane qu’il s’efforce de restaurer à travers une association, : CAP au Petit-Celland. L’intrépide maire se démène beaucoup pour sauver l’édifice qui abrite de nombreux objets inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques. N’hésitant pas à payer de sa personne, au risque de sa vie comme en ce jour de décembre 2006 lorsqu’il tombe du haut du clocher en voulant colmater les brèches du toit. Confronté à un monde rural en pleine mutation, à la population vieillissante, François Serrant sait qu’il doit faire face à des choix et des orientations sans heurter la sensibilité et les habitudes des gens de la terre très attachés à leurs traditions. Si, en termes démographiques, la population paysanne et rurale n’a cessé de décroître au XXe siècle, la France « cultive » une relation particulière avec la terre, la campagne, la « ruralité ». Cette relation pourrait se renforcer, par des liens différents, avec le développement des aspirations écologiques qui poussent de plus en plus de Français à s’installer loin des villes : ces « rurbains », encore appelés « néo-ruraux », en ranimant des espaces désertés ou assoupis, seraient-ils les pionniers d’une nouvelle France rurale ?
C’est dans cet esprit qu’en 2005 François Serrant a engagé sa commune dans un programme de construction de maisons individuelles de type HLM. Cette volonté de s’inscrire sur la voie du progrès social correspond bien à ses valeurs humanistes. L’espace rural cristallise aujourd’hui inquiétudes et espoirs de la société française. Il suscite un intérêt croissant, en raison des enjeux qu’il porte : qualité du cadre de vie, de l’alimentation, de l’environnement… Cet espace devient un lieu recherché de résidence, un lieu de séjour et de découverte pour les vacanciers…
Et si le monde rural n’est déjà plus tout à fait le monde agricole, il n’est plus non plus ce lieu d’exode, à la remorque de la modernité et vidé par l’attractivité de la ville. Aujourd’hui, son solde migratoire s’inverse, notamment en raison de la venue de populations jeunes. François Serrant l’a bien compris, en orientant ses choix vers le tourisme écologique. En 1996, il réhabilite un ancien bâtiment agricole pour en faire un gîte rural de qualité. Le Petit-Celland est riche d’un patrimoine historique, que je veux faire découvrir à la planète entière. Et voilà notre maire tissant « sa toile » sur internet.
François serrant a trouvé un nouveau champs d’exploitation. Normal, pour un agriculteur nous direz-vous.
Pour un jeune couple, reprendre une exploitation agricole implique souvent des sacrifices financiers. Sans parler des problèmes d’organisation et de gestion du temps. Surtout avec des enfants. Le monde rural a beaucoup changé, on administre plus une exploitation comme dans les années 60. Mais cette évolution à un coût. Pour démarrer, il est nécessaire de disposer de fonds propres ou avoir des parents encore en activité. D’autant que le monde agricole est touché de plein fouet par la crise économique, les prix sont en baisse : moins 50 % pour les céréales, les oléagineux ou le soja ; sans parler du prix du lait.
En dépit des difficultés, Sylvie Harivel est très attachée à sa terre, et pour rien au monde elle ne changerait de métier.