Archives

Thierry Masson : un passionné de la marque au chevron.

Ou Thierry Masson : un collectionneur chevronné.

Il n’y a pas à s’y méprendre. Thierry Masson est bien un passionné de la marque au chevron. Dans sa cour, deux XM, dont un modèle rare, haut de gamme, un V6 24 soupapes 3 litres, vert véga. L’autre est gris anthracite. À côté, une CX GTI Turbo 2 rouge bordeaux, et surtout une DS 23 Palace à injection électronique, marron scarabée. Un peu plus loin, une 2 CH au capot noir métallisé du plus bel effet, et enfin, une BX GTI 16 soupapes, elle aussi vert véga.

« J’en ai eu jusqu’à 15, dont la XM que Raymond Barre utilisait pour son usage personnel », confie le collectionneur avec un sourire empreint d’une douce nostalgie. Couvreur de son état, son hobby remonte à l’enfance : « C’est de famille. J’ai toujours été un mordu de la belle voiture. Mon père était très Citroën. Il nous a communiqué le virus, à mon frère et à moi. Je me suis vraiment lancé en l’an 2000, quand je suis arrivé dans la région. » Thierry consulte beaucoup la revue Citropolis Citromania. Elle lui a permis de trouver une première CX bordeaux à la frontière suisse, et une XM 26 qui avait été affectée au service des parlementaires européens. « Je n’achète que des véhicules en bon état, et dont le kilométrage est relativement faible. Mon but n’est pas de les restaurer pour les revendre. » N’est-ce pas un loisir coûteux ? « Si, bien sûr… Je les fais toutes rouler un peu le week-end. Un total d’environ 200 km chaque mois pour l’ensemble. » Quid des assurances ? « J’ai un prix de groupe. » Notre passionné a l’intention de s’inscrire dans un club qui organise des manifestations au cours desquelles sont présentées des voitures de collection. Nouvellement installé au Petit-Celland, il cherche également un local fermé pour les abriter (tél. 02 33 90 72 52 ou 06 15 33 38 31). Ce qui, pour lui, distingue tout particulièrement la marque qu’il affectionne tant, c’est « le confort, la tenue de route, et la ligne, notamment celle des années 60 et 70. » Une préférence ? « Un coup de cœur pour la DS 23, qui date de 1974, et que je partage avec Anthony et Mélanie, mes enfants. »

La Maison de service public et l’Espace public numérique ont été inaugurés le samedi 24 octobre en présence de nombreux élus. Les représentants de l’Etat, du conseil régional et du conseil général, ainsi que de Manche Numérique, toutes instances qui, avec la communauté de communes de Brécey, ont participé au financement de cette construction (446 500 €) ou de son accompagnement, ont reconnu unanimement « l’exemplarité et l’excellence » de la réalisation.

« Si Brécey a été le moteur de ce projet, a rappelé Bernard Trehet, la communauté y a été intégrée progressivement. Il s’inscrit dans une perspective politique à caractère social notamment, et la possibilité pour la population d’accéder à ces équipements est le fruit de la solidarité cantonale. »

Gilles Quinquenel, président de Manche Numérique, a souligné l’intérêt de « regrouper ainsi l’ensemble des services, l’outil numérique devant être accessible à tous. » Pour Jean-François Le Grand, cette Maison est « l’archétype même de ce qu’il faut faire en milieu rural afin de maintenir la notion de proximité. La vision quelque peu urbaine de la réforme des collectivités ne doit pas se faire au détriment des zones de campagne. L’accès à la culture et aux services est un droit pour tous, et un enjeu pour la liberté de résidence. » Il a également apprécié son insertion architecturale et urbanistique, « objet de modernité inscrit dans la tradition avec le souci de la cohérence. » Évoquant ensuite l’aménagement numérique, il s’est dit déterminé à « ne pas prendre de retard en la matière », soucieux cependant de « voir les services éducatifs développer chez les jeunes le sens critique et la capacité d’analyse permettant le recul nécessaire face aux flux d’informations déversés par internet. » Quant à Laurent Beauvais, il a salué « un cas parfait d’innovation et d’intelligence territoriale », précisant que « 100 Espaces numériques ont été créées depuis 5 ans, pour un montant de 2 600 000 €, et ont généré 70 emplois dans la région. Dans 4 ou 5 ans, nous pouvons envisager ici le très haut débit. Nous avons des fonds européens pour cela. » Enfin, Jean-Marc Giraud, sous-préfet d’Avranches, a très volontiers rallié l’avis de tous, et retenu, entre autres, « la très forte volonté partenariale », prémices d’« une nouvelle intercommunalité ?… »

Michel Rouault: Ouest France octobre 2009

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Google ne ment pas ! » Depuis le 1er avril, date à laquelle il a été enregistré en termes de statistiques, le site internet du Petit-Celland a été visité à ce jour plus de 11 000 fois. Durant un temps moyen de 6 minutes (au lieu de 30 secondes habituellement), 6 de ses pages ont été ouvertes, ce qui est beaucoup. Et en termes de progression, il affiche insolemment 65 % de nouvelles visites par mois. Les internautes qui s’y connectent viennent des Etats-Unis à l’Australie, en passant par le Sri Lanka et de nombreux pays européens. Pour une commune du Sud Manche de 170 habitants, qui dit mieux ?

Oui, mais voilà. Que trouvent les touristes s’ils viennent ? Rien ou presque. Marc Walter, résidant dans la commune, et créateur du site à titre bénévole, a son idée sur la question. « Il ne bénéficie d’aucune promotion. Actuellement, on dispose d’un site dont le dynamisme est supérieur à celui de véritables agglomérations, mais sans services en face. La communauté de communes n’a pas pris la mesure de ce qu’elle pourrait en tirer, en termes économiques et touristiques notamment. Et pourtant, on aide à faire connaître la Manche. » Ce site a de fait la particularité de ne pas être soporifique, et surtout d’être novateur. Axé sur le plan culturel, il fait parler ses habitants, qui pour l’heure ne sont plus du tout taiseux, mais au contraire sont devenus complices de la caméra et du micro. « Ils se font voir tels qu’ils sont. » « Que les responsables se bougent, ajoute Marc. Ici, un effort concret de mise en valeur signalétique du patrimoine devrait déjà être engagé. » Pour notre réalisateur, à l’époque où le département pousse à la mise en place d’Espaces publics numériques, il faudrait parvenir rapidement à une couverture numérique totale, en haut débit. Surtout, les élus locaux ne lui semblent pas sensibilisés au problème. « Il serait essentiel que les maires et les responsables se forment dans les années qui viennent à l’utilisation de cet outil, au langage un peu abscons il est vrai. Une formation de deux jours par mois, avec la volonté de communiquer entre eux et de relier leurs communes par Internet. C’est aussi à cela qu’un EPN devrait servir. » Si Marc Walter salue l’initiative D’Eric Starecki à Brécey, où un EPN a ouvert ses portes, il espère qu’une politique cohérente l’accompagnera.


Michel Rouault Ouest France


Mardi, au pub du Petit-Celland, les propriétaires du lieu avaient organisé un petit festival de musique avec une scène ouverte. Ainsi, le groupe Three Birdies, Dawe Scott, Hervé et Régis ou encore DJ Fatbabs ont animé l’après-midi et la soirée.


Ouest France

Les concertistes ont fait vibrer le chœur de Saint-Georges.

Mercredi soir, en l’église du lieu, ils ont enchanté le public par leur enthousiasme communicatif et forcé son admiration par leur talent. Le groupe d’amis musiciens du Midsummer Ensemble, qui se réunit chaque été depuis trois ans chez Amanda Farquhar, nouvellement géorgienne, donnait gratuitement un concert de musique classique et écossaise en soutien à l’association de sauvegarde du patrimoine de la commune.« Notre but est double, a précisé Amanda. D’une part, vous faire sentir le plaisir que nous éprouvons à faire de la musique ensemble. D’autre part, œuvrer à notre manière à la restauration de la grande fresque qui orne le fond de la nef. » S’en est suivi, durant une heure trente, un florilège de morceaux choisis, de la musique classique du XVIIIe siècle à la musique écossaise contemporaine, alternant joyeux quadrilles et airs lents et nostalgiques, et dans lequel les six instrumentistes et chanteurs ont pu exprimer toute leur virtuosité, pour le plus grand bonheur des spectateurs présents.


Michel Rouaut, Ouest France




Commémoration de la Chouannerie normande.

C’est en chantant l’« Exila Regis prodeunt » (Voici paraître les enseignes du Roi) que la trentaine de membres de l’association du Souvenir de laChouannerie normande, fondée en 1957, s’est rendue dimanche matin de l’église du village sur le site historique des Trois Croix, afin de commémorer, comme chaque année, les combats qui eurent lieu dans la région à l’époque de la Révolution Française, entre les partisans de la monarchie et les républicains.

Leur président, André Desmoulins, a rappelé la symbolique du lieu. La première croix rend hommage au chanoine Georges-Louis de Gouvets, de la cathédrale d’Avranches, lapidé et transpercé de sept coups de baïonnette le 12 avril 1796. La seconde rappelle le furieux combat du 2 mai 1796, où 200 chouans ont tenu tête durant deux heures à la garnison D’Avranches, avant d’être pris à revers par celle de Brécey. Le nom d’Affichard, curé réfractaire du Petit-celland, figure sur la troisième.

Une messe en latin, avec chant grégorien, fut ensuite célébrée en l’église de la commune par le père Pestour, curé de Saint-Hilaire. C’est d’ailleurs dans sa ville qu’un repas était prévu. Dans l’après-midi, les membres de la Chouannerie normande se sont rendus au Moulin de Malagra, près de Bazouche du Désert, où le prince de Talmont fut arrêté en 1792.


Michel Rouault

Ouest France


« Vous constatez qu’à votre place, il n’y a ni assiette, ni fourchette, a expliqué Bérengère Jehan, la présidente de Culture, Art et Patrimoine au Petit-Celland, aux 200 convives venus partager le banquet médiéval organisé par l’association à l’Espace culturel de Brécey. En lieu et place, nous allons vous apporter un tranchoir, appelé encore tailloir. »Traduction : une grande tranche de pain sur laquelle une volaille rôtie aux herbes et aux épices, accompagnée d’une onctueuse purée de pois cassés et d’une pomme au four constituait le mets principal. Après, bien entendu, l’hypocras, apéritif à base de miel, et une tourte à la fondue de poireaux et au jambon de pays, et avant le fromage et une tarte aux poires compotées agrémentée d’amandes…

Au début du repas, particulièrement apprécié, une équipe de jeunes jongleurs a distrait les participants, qui ont été servis par les bénévoles de l’association, vêtus de leurs plus beaux atours moyenâgeux. Bannières et tapisseries complétaient la décoration des tables disposées en U. « Comme à l’époque, précise la présidente. Nous avons fait des recherches pour être au plus près de l’époque médiévale. La recette de ce banquet est destinée à la restauration actuelle de l’église du Petit-Celland, en phase de finition, comme peuvent venir le constater les visiteurs. »


Michel Rouault

Ouest France


Cinquantenaire aujourd’hui, c’est à 15 ans que Marc Lehéricey a décidé de son avenir. « À l’école, j’étais allé visiter la station de testage de verrats qui existait à l’époque à Pont-Hébert. » Durant 7 années, il fourbira ses armes en tant que porcher dans un élevage du Calvados, avant de s’installer à son compte sur sa commune d’origine. Ne disposant pas de terres agricoles, il crée une exploitation hors sol en 1986. L’EARL de la Julienne dispose de 128 places pour truies gestantes, et de 728 places d’engraissement. « C’est en dessous de la moyenne », précise Marc, qui produit aussi des pommes et quelques bêtes de viande. Côté gestation, les 128 truies, de race Large White, sont inséminées dans le cadre du schéma Nucléus, auquel participe le groupement de producteurs de porcs dont il fait partie, en l’occurrence CAP 50, par des doses provenant de verrats Landrace croisés Nushan (origine chinoise), dans le but de sélectionner les meilleurs animaux. Elles mettent bas toutes les 20 semaines, à raison de 13 à 14 porcelets nés vivants, ce qui est « un bon résultat ». Côté engraissement, les mâles sont destinés à l’abattage, et les femelles, à 70 %, sont vendues à d’autres éleveurs du groupement pour la reproduction.

Quant au bien être de l’animal, Marc Lehéricey n’a pas attendu les circulaires qui entreront en vigueur à ce sujet en 2013, et auxquelles tous les éleveurs seront soumis. En fait, il les applique depuis le début. « Mes truies ne sont pas attachées. Elles sont seulement bloquées dans des cases environ un mois après l’insémination, pour que la nidification se fasse bien. Ensuite, elles sont libérées jusqu’à une semaine de leur terme. En ce qui concerne les porcelets, ils peuvent jouer avec des chaînes et des ballons, et bénéficient de lumière dans la journée, alors qu’ordinairement, les fenêtres sont opacifiées pour accélérer l’engraissement. » Ce bien être de l’animal n’est pas forcément celui du porcher, contraint d’évacuer le fumier et d’habituer les truies à se nourrir dans un système où le mélange d’animaux de taille différente impose plus de surveillance des petits. « Vivement la retraite, admet Marc. Ma structure sera trop petite dans quelques années. » Il pointe enfin du doigt l’attitude des grandes surfaces : « il faudrait qu’elles acceptent un partage des marges plus juste pour les éleveurs. »


Michel Rouault

Ouest France



Le coq, emblème du village.


Au Petit-Celland, sans doute les vestiges proches d’un ancien camp romain ont-ils façonné une terre d’irréductibles Gaulois. Toujours est-il que le coq de l’église est devenu l’emblème du village. De mémoire de Cellandais, il a remplacé son prédécesseur en 1953, et depuis, il n’était pas descendu de son perchoir. C’est à l’occasion de l’actuelle réfection de l’édifice religieux et de son clocher qu’il a daigné gagner le plancher des vaches, afin d’être doté d’une nouvelle tige lui garantissant encore de longues années la crête dans les nuages. C’est sous le sceau du secret, ou presque, qu’il nous a fait quelques confidences. « Avant d’accéder à la place qui est la mienne, en 1953, le conseil municipal de l’époque avait décidé de me faire faire le tour des fermes de la commune, afin de me présenter, et de recueillir quelques pièces pour les ouvriers de l’entreprise d’alors, qui utilisaient à l’époque un échafaudage de perches et de cordes. » Cette tournée avait débuté avec la Juva 4 du maire, mais risquait de prendre un certain temps, les conseillers s’attardant quelque peu, convivialité oblige. Aussi, avait-elle été rapidement confiée à Pierre Lerbourg et à Auguste Boudet, alors âgés de 11 et 12 ans. « Ils m’ont transporté partout avec leur âne et leur charrette », se souvient notre gallinacée.

Dimanche, le maire actuel, François serrant, a souhaité perpétrer la tradition. Mais cette fois, ce sont les habitants qui sont venus au coq. Un ruban « porte-bonheur » constitué de petits morceaux moyennant menue monnaie flotte à la cote la plus élevée du territoire communal, exhibé fièrement par Maître Coq, de nouveau drapé dans son rôle de vigie. Il doit au premier magistrat, qui l’a remonté jusqu’au dernier étage de l’échafaudage actuel, et à Dominique Lelandais, qui l’a hissé à la pointe du clocher, d’avoir retrouvé un rang à sa hauteur.


Michel Rouault

Ouest France



Jean-Louis Rochelle, un maçon amoureux de la pierre


« J’ai toujours aimé la pierre, la tailler surtout. J’avoue ma préférence pour l’ancien. Si on pouvait, on ne ferait bien que cela. » Maçon depuis 16 ans, et à son compte depuis 2001, Jean-Louis Rochelle emploie 6 salariés dans son entreprise basée à Subligny. Actuellement, il termine un chantier qu’il affectionne particulièrement : la restauration de l’église du Petit-Celland. Elle a été engagée de concert par la commune et l’association Culture, art et patrimoine créée en juillet 2007, avec pour objectif la sauvegarde du patrimoine local, notamment de l’église et des calvaires, en partenariat avec la Fondation du patrimoine. Le montant des travaux concernant la maçonnerie s’élève à 86 000 €.« C’est ma deuxième église, après celle de Saint-Martin-des-Champs, précise Jean-Louis Rochelle. Ici, il a fallu retailler le moellon, car les pierres étaient montées à toucher, avec de la terre dans les interstices. On a enlevé le vieux joint au burin, et resculpté la pierre pour faire une place au nouveau joint. » Ce dernier est réalisé à l’ancienne, en utilisant un produit au nom évocateur, « Belle époque », à base de chaux et de sable, avec un hydrofuge incorporé. Plusieurs coloris ont été proposés sur des échantillons d’environ 1 m² à même les murs de l’édifice, et le conseil a choisi celui qui lui a paru le mieux convenir à l’ancienneté de la construction. « On l’applique avec une petite truelle bien spécifique, explique notre maçon. On l’appelle une langue de chat. Tout est fait main pour bien serrer le mortier. Une fois que c’est rejointoyé, on attend environ 3 heures, selon la température extérieure, avant de passer une brosse pour donner un bel aspect de finition. Il faut donc procéder par morceaux. »

Le chantier aura duré environ 4 mois. « La pierre, il y en a de moins en moins, se désole Jean-Louis. On en trouve encore un peu dans les campagnes, mais pratiquement plus dans les villes. Et puis, elle implique un travail artisanal dont le prix est plus élevé. Mais c’est quand même autre chose ! » Et ce n’est pas le résultat de ce beau chantier qui le contredira…

Michel Rouault / Ouest-France




Les acteurs de l’ATB ont su comment combler les attentes du public venu nombreux pour les applaudir.

La troupe de l’Association théâtrale brécéenne, ATB, a, cette, année, rencontré un très vif succès en présentant la pièce Ma femme est folle .« Nous avons joué à guichet fermé les deux dernières séances et avons eu une très bonne fréquentation dès les premières, explique Denis Levallois, président de l’ATB.Au total une trentaine de personnes se mobilisent pour le succès des cinq représentations annuelles que nous donnons. ” Après une parodie de vaudeville, Bisous Bisous , les spectateurs ont découvert la pièce principale où les quiproquos se sont succédé entraînant les rires du public. Cette année, l’association connaît un pic de fréquentation qui est peut-être associé à la sortie du filmLes vieux sont nerveux, où trois acteurs de l’ATB ont joué. Denis Levallois a égaIement rappelé que des extraits des répétitions ainsi que des interviews des acteurs étaient en ligne sur le site du Petit-Celland, « nous remercions Walter Marc qui est à l’origine de ce travail »

Ouest France 16/03/09


————————————————————————————–

Le comité des fêtes veut protéger le patrimoine – Le Petit-Celland

mardi 17 février 2009

Pour Dominique Muriel, son jeune et dynamique président, le comité des fêtes doit poursuivre plusieurs objectifs. D’une part, organiser l’activité phare de l’année, la fête communale, qui se déroulera le 5 juillet. Au concours de galoche et au repas champêtre habituel, s’ajoutera une nouveauté, à savoir un vide-greniers, gratuit pour les visiteurs comme pour les exposants. Ces derniers devront cependant réserver leur emplacement au 02 33 48 69 62. Le comité des fêtes entend aussi oeuvrer de concert avec l’association qui a vu le jour en juillet 2007 et qui s’est donnée comme but la sauvegarde de l’église et des calvaires. Enfin, « respecter la tradition qui consiste à regrouper une fois par an les habitants de la commune autour d’une bonne table. » Tel était le cas dimanche, à l’Espace culturel de Brécey, où 200 convives avaient répondu à l’appel du comité.


Source Ouest-France

————————————————————————————–


Le Petit-Celland – lundi 19 janvier 2009

Agriculture : la solidarité, souci constant de la Cuma – Le Petit-Celland

lundi 19 janvier 2009




Coopérative d’utilisation du matériel agricole, la Cuma de la Croix de la Boulouze est née en 1974 et compte une centaine d’adhérents. Comme ses consoeurs, elle vise à réduire les charges de mécanisation et à proposer, selon les différents niveaux d’organisation, entraide ou services « clés en main. »Vendredi soir, à la salle de la mairie, une vingtaine d’agriculteurs étaient présents lors de son assemblée générale, sous la présidence de Marc Lehéricey. Le trésorier, Philippe de Frémont, a présenté le bilan financier, « stable », des nombreux et divers matériels disponibles au sein de la coopérative. L’un comme l’autre ont cependant souhaité « une plus grande implication des personnes concernées. »Ils ont également regretté que « les jeunes en voie d’installation réalisent dans du matériel des investissements coûteux qu’ils pourraient éviter », gommant par là même cette solidarité qui caractérisait les Cuma d’il y a quelques années. « Les équipements de la coopérative sont pourtant les leurs, ils sont parfois sous-utilisés, et cette dernière n’a pas à faire de bénéfices », insistent-ils. Enfin, ils dénoncent les dérives de certaines adhésions dont le seul but est d’obtenir des subventions grâce aux points acquis. Note très positive toutefois : le partenariat entre la commune du Petit-Celland et la Cuma, qui s’est avéré fondamental, sans oublier la chance de cette dernière de disposer d’un chauffeur, Marcel Cossé, dont « le professionnalisme et la disponibilité sont unanimement reconnus. »



La concertiste Brigitte de Beaufond est décédée dimanche 7 décembre, à l’âge de 86 ans, dans sa maison du Petit-Celland. Cette violoniste prodige, de renommée internationale, avait dû attendre ses 83 ans pour fêter la sortie de son premier CD. Juste et tardif hommage rendu à une artiste qui, en 1950 avait fait la couverture de Elle. Les 9,10 et 11 septembre 1966, pour le millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, elle avait joué à l’abbaye le Concerto pour violon et orchestre en mi majeur de Bach. Brigitte Huyghues de Beaufond est née en 1922 à Paris d’une mère pianiste et d’un père chirurgien. Elle a commencé le violon à 5 ans: A 12 ans, elle est admise da ns la classe supérieure du Conservatoire de Paris. A 15 ans, elle obtient le premier prix du conservatoire. A 18ans, elle est engagée au Concert dominical des Concerts Pasdeloup, salle Gaveau. En 1942, elle joue avec l’orchestre de la Société des concert.s du conservatoire, sous la direction de Charles Münch . Puis elle commence une carrière de 40 ans qui va la conduire sur les cinq continents et dans nombre de pays : Indochine, Japon, Espagne, Egypte, Finlande, Danemark, Indonésie, Afrique noire, Iran Pérou. Dans sa maison du Petit-Celland, ou Brigitte de Beaufond avait passé ses étés d’enfance, affiches, billets d’avion, pièces de monnaie, dessins et photos témoignaient de cette vie dédiée à la musique. Mère de deux filles, Inès et Laëtitia, grand-mère et arrière-grand-mère, Brigitte de Beaufond sera inhumée ce samedi matin dans le caveau familial du Petit-Celland.


Ouest-France 14 décembre 2008



FRANCE RURALE UN SIECLE DE MUTATION France 5

Diffusé le 3 mars 2008

Ce documentaire de 52′ a été tourné dans le Sud Manche, et plus particulièrement dans la commune du Petit-Celland.


Article France 5


Photographies, images d’archives et témoignages d’experts à l’appui, ce film signé François Lanzenberg offre un panorama historico-politique d’une France devenue mythique : celle de nos campagnes.

“Douce France, cher pays de mon enfance…”, celle des villages bercés au son des clochers, des prairies verdoyantes, des chemins de traverse… Malgré les grandes mutations qui l’ont transformée tout au long du XXe siècle, cette France rêvée perdure dans l’imaginaire collectif. Peut-être parce qu’elle a été, selon l’historien Fernand Braudel, “rurale et paysanne pendant plus de mille ans”. L’histoire continue ainsi de peser lourdement sur tout un peuple qui n’hésite pas à revendiquer son attachement à ses racines campagnardes. Les politiques l’ont bien compris. En 1999, lors d’un discours prononcé dans la Marne, Jacques Chirac affirmait : “La culture humaine et la culture de la terre sont en réalité indissociables. Nous sommes tous des paysans au sens éthique du terme.”

Lire la suite..