Magasins et artisans

J novembre 2009

Pour vos besoins en équipement ELECTROMENAGER HIFI TELEVISION. Une bonne adresse :

Serge CORBIN 41 avenue du Maréchal Leclerc

50600 SAINT HILAIRE DU HARCOUET

Téléphone : 02 33 49 10 46

Fax : 02 33 49 84 09


Email : corbin.serge@wanadoo.fr

LES ARTISANS

Thierry Masson est artisan couvreur – Le Petit-Celland

Ouest-France samedi 21 novembre 2009

Charpente, couverture, ramonage, travaux divers en maçonnerie, isolation et petite plomberie, c’est ce que propose Thierry Masson, qui vient de s’installer dans la commune.

Âgé de 44 ans, originaire d’Avranches, il a commencé à y travailler dès 15 ans et demi, comme manoeuvre, dans une entreprise de couverture d’alors, du nom de Poullain. Durant 6 années, il a effectué de nombreux déplacements sur des chantiers en région parisienne. En 1987, il est embauché par l’entrepreneur Berg, un spécialiste de cette activité au coeur même de la capitale. « Là-bas, j’ai fait beaucoup de toitures en zinc, en cuivre et en inox, sur des bâtiments classés. Également des balcons en plomb. »

La tempête de 1999 le ramène à La Lande d’Airou, à son compte, cette fois, jusqu’en 2007. Des raisons d’ordre familial le font alors repartir sur des chantiers lointains, avec la société James de Brécey, ou Marie Toit de Lozon.

Récemment, Thierry Masson a choisi de se réimplanter au Petit-Celland. « Il n’y a pas de couvreur à proximité. C’est une opportunité. » Il a également ouvert une succursale à Gers, où deux collègues feront bientôt valoir leurs droits à la retraite. Pour le moment, il travaille seul, mais espère bien « pouvoir employer des salariés dans un avenir proche. »

Calendrier 2010 des manifestations

J novembre 2009

Les membres de l'association CAP Petit-Celland
Les membres de l’association CAP Petit-Celland

Mercredi 5 août, pour la troisième année consécutive, la commune de Saint-Georges-de-Livoye présentait son concert annuel de musique classique et traditionnelle écossaise. Sous la houlette d’Amanda Farquhar, le quintet   nous a fait voyager dans l’univers musical de Johann Strauss, Rameau, Beethoven… Avant de conclure par des compositions entraînantes du répertoire écossais. Un spectacle de qualité qui mériterait d’être médiatisé. Les organisateurs doivent faire un effort dans leur communication pour séduire le grand public, en l’invitant à venir écouter cette formation qui se déplace bénévolement depuis l’Ecosse, pour récolter des dons au profit de la restauration d’une église normande.

Enfin, Il faudrait tout de même en finir avec l’idée terriblement anxieuse, qui voit en la musique classique une culture inaccessible réservée à l’intelligentsia. Plus nombreux nous serons à aller au musée, au concert, à lire des livres ou à écouter de la musique, plus riche sera la culture.

Fête à Saint Georges-de-Lyvoye

À la flûte : Lorna Mc Tier

Hautbois : Amanda Farquhar, Helen Robinson

Clarinettes : Al Maries, Betty Shipp

Contrebasse : & violon : Ian Mc Tier

Percussions : Will Farquhar


Direction musicale : Amanda Farquahr



Concert à Saint-Georges-de-Lyvoye
envoyé par lepetitcellandFuturs lauréats du Sundance.

L’HISTOIRE DES CELLANDS

J novembre 2009

L’histoire des Cellands remonterait à plus de 4000 ans comme en témoigne la Roche au Diable, mégalithe dressé à la Pillière sur l’actuelle commune du Grand Celland, mais tout proche du bourg du Petit-Celland. Cette pierre d’environ deux mètres de haut porte de nombreuses traces de mortaises de débitage, technique longtemps utilisée pour détailler les blocs de pierre. Mise en place vraisemblablement vers 2500 av .JC, on lui attache désormais une légende médiévale qui lui a laissé son appellation. Des haches et polissoirs découverts à la carrière de la Horique sont également témoins d’une occupation humaine dès le néolithique.

 

Brécey à l’heure du Numérique

J octobre 2009

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ont un impact sur la vie privée et professionnelle. La banalisation de l’informatique et plus récemment celle d’Internet modifie la vie des organisations comme celle des individus. Cependant, malgré la diffusion rapide d’Internet, la moitié environ de nos concitoyens ne l’utilisent pas. Risquent-ils d’être marginalisés ? Faut-il promouvoir l’utilisation d’Internet ? Les collectivités territoriales doivent-elles intervenir pour faciliter l’accès à Internet ?

 

Bernard Tréhet, Vice Président du Conseil Général de la Mance Président de la Communauté de Communes

Bernard Tréhet, Vice Président du Conseil Général de la Manche Président de la Communauté de Communes

Ces questions ont été au cœur d’une réflexion mené par Bernard Tréhet visant à ne pas laisser à la traîne du numérique les habitants de son canton. Précurseur en matière artistique, avec la création d’un centre d’art à la Chapelle Urée, il ne pouvait pas laisser passer le train des nouvelles technologies. En s’engageant sur la voie du numérique, Brécey favorise également l’accueil des néo-ruraux, en accompagnant leur intégration dans le tissu social local. Grâce aux efforts de la commission numérique dirigée par Éric Stareki, conseiller municipal de Brécey et Vice Président Communauté de Communes qui a été pour beaucoup dans la réussite de ce projet, Brécey peut s’enorgueillir de disposer avec l’EPN d’un outil performant. Financé en partenariat avec l’État, le Conseil général, Manche Numérique et le Conseil régional qui s’implique dans le fonctionnement de l’Espace Public Numérique (EPN) cette opération d’envergure s’inscrit dans le contrat de territoire, complétant ainsi une offre en termes d’animation du Canton de la Commune de Brécey.



Eric Stareki, Conseiller municipal de Brécey et Vice Président Communauté de Communes

Eric Stareki, Conseiller municipal de Brécey et Vice Président Communauté de Commune

 

Inauguration de la Maison de Service Public à Brécey

Inauguration de la Maison de Service Public à Brécey

Comme l’a souligné Jean François Legrand, Sénateur et Président du Conseil Général de la Manche dans son discours d’inauguration: «  Le numérique est un outil qui doit être au service des citoyens, mais aussi des enseignants qui devront composer avec ». Et de poursuivre : « Même si Internet ne remplacera jamais la mission de l’enseignant, il tend à le supplanter sur le plan des sources d’informations multiples ».


Les savoirs encyclopédiques apparaissent concurrencés aujourd’hui par d’autres savoirs auxquels accèdent les élèves en dehors de l’établissement (logiciels éducatifs, ressources Internet…). Les enseignants peuvent alors faire le choix de se saisir de cette opportunité et les utiliser selon leur propre logique ou choisir de les ignorer. Mais sont-ils formés à l’utilisation pédagogique des ordinateurs et d’Internet ?

 

Pourtant, Internet est un formidable outil qui favorise l’émergence de projets communs. Chaque jour, de nouveaux sites WEB voient le jour et l’avenir semble déjà derrière nous. La technologie anticipe les besoins. Internet a fait naître une société ON LINE en inventant le télétravail. Des réseaux aux compétences complémentaires, solidaires et regroupés dans de jolis hameaux. C’est peut-être la réponse.

 

 

REPERES


 

Une récente étude de Marie-Joëlle Ramage montre que  les enseignants âgés de 50 ans et plus n’ont pas suivi de formation informatique contrairement aux enseignants de 30-40 ans qui ont bénéficié d’une formation à la programmation. Il est mentionné des formations à l’Expérimentation Assistée par Ordinateur ou la présentation de logiciels soit dans le cadre de la formation du CAPES, soit dans le cadre de stages de courtes durées. Aucun enseignant ne mentionne de formation à la recherche sur Internet. La formation à la recherche ou à l’utilisation de logiciels passe par l’autoformation. L’ensemble des enseignants interrogés possède un voire deux ordinateurs personnels avec au minimum une imprimante. Trois sur six ont une connexion à Internet. Les enseignants effectuent majoritairement un travail de bureautique (frappe des cours et des textes distribués aux élèves, gestion des notes) et préparent leurs interventions en utilisant les logiciels ou visualisant les cédéroms qu’ils comptent utiliser avec leurs élèves. Ils ne mentionnent pas de recherche sur Internet chez eux ni d’éventuelles correspondances professionnelles par courrier électronique.

 

Locaux de l'EPN

Locaux de l'EPN

 

 

 


Portrait de François Serrant, Maire du Petit-Celland

J septembre 2009

François Serrant

Maire du Petit-Celland

 

 

« Humilité à tout homme bien sied, qui plus bas se tient, plus haut on l’assied».

Dicton normand

 

 

François Serrant - Maire du Petit-Celland

François Serrant - Maire du Petit-Celland


François Serrant a de qui tenir ! né en1947 dans une famille d’agriculteurs, il grandit à Petit Celland, dans cette charmante commune du Sud Manche où son père fut le maire à deux reprises. Entré au conseil municipal en 1989, il succède à son père en 1999.

François Serrant est un fervent défenseur du monde rural, avec lequel Il entretient des relations fidèles et de confiance. Sans cesse en mouvement, curieux de tout et imaginatif, il sait anticiper, et  cultive  un sens inné du contact humain. Partagé entre son exploitation agricole et son mandat de maire, il trouve encore le temps de participer à de nombreux mouvements associatifs. De son passé de militant au CDJA dans les années 70, il en tirera un goût prononcé pour l’engagement politique au sein des instances professionnelles du monde agricole.

Homme d’avenir, il est attentif aux nouvelles technologies à condition qu’elles soient au service de l’homme et de l’environnement. Cet amoureux de la nature s’attache à préserver cette vieille terre de traditions et de légendes, au ciel capricieux, incomparable dans ses nuances. Il est fier d’être le premier magistrat du Petit Celland, haut–lieu de la Chouannerie Normande, avec son église romane qu’il s’efforce de restaurer à travers une association, : CAP au Petit-Celland. L’intrépide maire se démène beaucoup pour sauver l’édifice qui abrite de nombreux objets inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques. N’hésitant pas à payer de sa personne, au risque de sa vie comme en ce jour de décembre 2006 lorsqu’il tombe du haut du clocher en voulant colmater les brèches du toit.

Confronté à un monde rural en pleine mutation, à la population vieillissante, François Serrant sait qu’il doit faire face à des choix et des orientations sans heurter la sensibilité et les habitudes des gens de la terre très attachés à leurs traditions. Si, en termes démographiques, la population paysanne et rurale n’a cessé de décroître au XXe siècle, la France « cultive » une relation particulière avec la terre, la campagne, la « ruralité ». Cette relation pourrait se renforcer, par des liens différents, avec le développement des aspirations écologiques qui poussent de plus en plus de Français à s’installer loin des villes : ces « rurbains », encore appelés « néo-ruraux », en ranimant des espaces désertés ou assoupis, seraient-ils les pionniers d’une nouvelle France rurale ?

C’est dans cet esprit qu’en 2005 François Serrant a engagé sa commune dans un programme de construction de maisons individuelles de type HLM. Cette volonté de s’inscrire sur la voie du progrès social correspond bien à ses valeurs humanistes. L’espace rural cristallise aujourd’hui inquiétudes et espoirs de la société française. Il suscite un intérêt croissant, en raison des enjeux qu’il porte : qualité du cadre de vie, de l’alimentation, de l’environnement… Cet espace devient un lieu recherché de résidence, un lieu de séjour et de découverte pour les vacanciers…

Et si le monde rural n’est déjà plus tout à fait le monde agricole, il n’est plus non plus ce lieu d’exode, à la remorque de la modernité et vidé par l’attractivité de la ville.

Aujourd’hui, son solde migratoire s’inverse, notamment en raison de la venue de populations jeunes. François Serrant l’a bien compris, en orientant ses choix vers le tourisme écologique. En 1996, il réhabilite un ancien bâtiment agricole pour en faire un gîte rural de qualité.

Le Petit-Celland est riche d’un patrimoine historique, que je veux faire découvrir à la planète entière. Et voilà notre maire tissant « sa toile » sur internet.

François serrant a trouvé un nouveau champs d’exploitation. Normal, pour un agriculteur nous direz-vous.


Le mystère de la roche au diable

J septembre 2009

A la Pilière, ces mortaises de débitage sont remarquables. On en trouve une première rangée, constituée par six entailles parfaitement alignées, sur la partie haute de la roche. Une seconde rangée, en médiocre état, occupe une face latérale. Les mortaises de la première rangée sont longues de 8 à 9 centimètres, avec un écartement de 4 centimètres . Elles sont profondes de 7 à 8 centimètres, avec une largeur maximum, entre les lèvres de la mortaise de 5 à 6 centimètres .

Le fond de la mortaise est arrondi, d’un excellent travail, vraisemblablement exécuté par un laborieux piquetage au percuteur de pierre. Non loin à Saint Sever, au lieu dit “la roche coupée,” dans une carrière abandonnée aux siècles passés les roches montrent des mortaises portant la trace d’un percuteur de métal. Manifestement, à la Pillère les deux rangées de mortaises témoignent d’un échec lointain de débitage. Il ‘est vraisemblable de penser que cette tentative de débitage est contemporaine de l’ érection de mégalithes dans la région, environ 2000 ans avant Jésus Christ. La légende médiévale donne une explication de cet échec humain, de cet abandon du débitage, en l’attribuant au diable. Les carriers d’aujourd’hui pensent différemment. Pour eux, enfin, ceux de jadis et de naguère, sachant encore se servir d’un percuteur, l’homme qui cherchait il y a 4000 ans à partager la pierre n’a pas su trouver le fil du granit. Car comme pour la croissance des arbres, le granit, roche composite, s’est formé selon une poussée qui l’a organisé selon un sens précis, qu’il faut retrouver pour le découper aux mortaises, feuille par feuille – comme il est fait pour l’ardoise ou les Schistes ardoisiers. Il y a plus de 4000 ans l’homme n’a pas admis son échec, son erreur d’observation ne pouvait être imputée qu’à une force supérieure devenue diabolique à l’ère chrétienne et développée par la légende de Saint – Michel. En quelque sorte c’est le christianisme qui l’a appelée Pierre au diable. Il faut noter qu’avec la chrétienté est également apparu, au Petit-Celland, SaintGerbold dont la fontaine miraculeuse coule encore et dont les reliques ont fait beaucoup écrire. Si la Pilière est implantée sur la commune actuelle du Grand-Celland elle est accessible par le Petit Celland. La pierre au Diable se trouve sur un terrain privé. Le propriétaire a très aimablement aménagé les abords pour permettre la visite. C’est par cette pierre que nous avons commencé pour dire la présence humaine aux Cellands, Grand et Petit depuis plus de 4000 ans. Présence relativement importante à cette période dite des mégalithes puisque il existe encore à la Dodemanière les restes d’un dolmen et que la carrière de la Horique a livré des haches polies. Cette époque qui se situe à moins 2000 ou 2500, avant Jésus Christ, est celle de la Préhistoire - c’est à dire de l’histoire non écrite par ses contemporains, l’homme de la Pilière nous reste inconnu – faute d’écrit.

 

Le terme “mégalithe” englobe au sens large toute pierre d’un volume respectable que l’homme préhistorique a utilisé, soit pour ériger des monuments tels les fameux dolmens ou menhirs, mais aussi pour tailler ses outils (polissoirs) ou encore exercer ses talents de graveur ou sculpteur.

Contrairement aux cavernes, les mégalithes ont très souvent eu l’occasion d’être déplacés, et parfois même de fort loin. Ce qui n’empêche pas en plus de trouver de temps à autre sur leur flancs diverses manifestations d’un art que l’on dit pariétal (cf. déesses funéraires). Au Moyen Age, ces monolithes furent bannis en raison des cultes hérétiques qu’ils pouvaient engendrer et développer, et l’on doit à cette période de christianisme intense un bon nombre de destructions, renversements, ensevelissements, mais aussi de conversions, telle que les menhirs retaillés en croix ou avec ce symbole religieux ajouté à leur chef.

Les dolmens également ont pu servir jusqu’à une époque relativement récente, puisque certaines fouilles ont livré des squelettes de l’époque gallo-romaine. En tous les cas, le phénomène mégalithique ne dépasse pas l’âge du bronze, c’est à dire que sous nos latitudes aucun dolmen ni menhir n’a été érigé après le IIe millénaire avant notre ère. Quant aux polissoirs, ils ont perduré bien après l’âge des métaux et sévissent encore, telle la vieille margelle de puits public en grès usée à force d’aiguiser les couteaux des villageois.


LA NORMANDIE, TERRE DE TRADITION FROMAGERE

J septembre 2009






C’est bien connu, la Normandie est une terre de tradition fromagère. Avec ses 5938 km2 et ses célèbres pâturages, le département de la Manche occupe l’une des toute première place en matière de rendement laitier. Installés au Petit-Celland depuis 1980, Elisabeth et Pierre Muris ont repris la ferme familiale de la Fouquière avant d’étendre leur activité à la tranformation en 1993.

- Notre fromage est aux normes C.E.E précise Pierre Muris. Nous avons su conserver notre mode de fabrication artisanal tout en respectant les règles d’hygiène en vigueur.
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Condamné sans preuve à 18 ans de réclusion en Italie.

J septembre 2009


Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous feront blanc ou noir“.

Jean de La Fontaine

 

 

Martial Chottard avec sa femme Lucia et ses parents

Martial Chottard avec sa femme Lucia et ses parents


Nous nous faisons l’écho de l’affaire Martial Chottard originaire du Grand-Celland qui a été arrêté en Italie un an après le meurtre, en mai 2002, de son beau-frère Alberto Giulianini, un riche entrepreneur,propriétaire, entre autres, d’un restaurant à Florence dirigé par Martial. Trois ans plus tard, le 1er mars 2005, Martial Chottard a été condamné par la cour d’assises de Florence à 18 ans de prison pour homicide volontaire. Cette condamnation a charge, sans l’ombre d’un faisceau de preuve, ni mobile, a été confirmée en appel. Désigné comme un « tueur né » par la justice italienne. Absurde, Martial Chottard n’a rien du profil de l’assassin professionnel comme voudraient nous le faire croire ses juges. En dépit d’un alibi irréfutable qui prouve son innocence, Martial est désigné comme le coupable idéal « puisqu’il n’y a personne d’autre à se mettre sous la main »… Comme le stipule un rapport de l’instruction.

 

Martial et son beau frère Alberto

Martial et son beau frère Alberto Giulianini



Martial n’avait rien à gagner dans la mort de son beau frère. Aucun différend ne les séparait. Giulianini le considérait comme le fils qu’il aurait aimé avoir.











La mobilisation autour de l’affaire.

 

A l’exception des élus du Petit-Celland, du Grand-Celland et de Brécey avec Bernard Tréhet à leur tête qui a envoyé le dossier à différentes personnalités, dont Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (avant son élection au poste de Président de la République) personne ne s’est mobilisé. Ce ne sont pas les quelques lettres de compassion d’usage, écrites par nos ministres aux Chottard en réponse à leurs signaux de détresse qui ont fait bouger les choses. « Le pays des droits de l’homme » est aux abonnés absents. Martial Chottard n’est pas un people, pas de micros ni caméras, il ne fait partie de l’intellocratie parisienne.

Aujourd’hui, ses parents, Marie-Claude et René Chottard, plus que jamais convaincus de l’innocence de leur fils, vivent un cauchemar et craignent pour sa vie. Sa mère lui rend visite chaque mois dans sa prison de Scandicci. La famille Chottard a déjà dépensé dans cette affaire 175 000€. Depuis 7 ans, l’assassin court toujours…

 

 

Vous pouvez retrouver des informations sur l’affaire, et soutenir Martial en allant sur le blog réalisé par Michel, un ami d’enfance de Martial Chottard pour aider ses parents à faire face aux frais d’avocats en Italie. Et aussi, sensibiliser nos politiques afin qu’ils se mobilisent à leur tour pour mettre un terme à cette injustice qui n’a que trop duré. http://martial-innocent.skyrock.com/

 

 

 

La lettre de Bernard Tréhet écrite le 10 novembre 2006

 

 

Bernard Tréhet, Maire de Brécey. Président de la Communauté de Communes

Bernard Tréhet, Maire de Brécey. Président de la Communauté de Communes

L’affaire Martial CHOTTARD

De fortes présomptions d’innocence n’ont pas suffi pour

éviter une condamnation à 18 années d’emprisonnement

par la Cour d’Assises de Florence.

 

Qu’elle soit française ou italienne, la justice peut se tromper; mais chacun sait qu’i1est plus compliqué de se défendre et d’être soutenu lorsque l’on se trouve en territoire étranger. C’est le cas de Martial CHOTTARD, né voici quarante ans à St Martin de Fontenay dans le Calvados où ses parents ont résidé jusqu’en 1992.

 

Aujourd’hui, ce couple s’est rapproché de la commune du Petit Celland où Monsieur CHOTTARD est né le 25 juillet 1939, après avoir fait toute sa carrière à la SNCF. Avec son épouse qui se consacra entièrement à l’éducation de ses deux enfants, un garçon et une fille, il habite désormais dans la commune du Grand Celland. C’est là qu’ils reçurent l’estime et l’écoute de François SERRANT et de Louis POULAIN*, les maires de ces deux collectivités, qui s’empressèrent de me contacter pour que je reçoive cette famiIle très éprouvée. Il n’est certainement pas aisé de se faire une idée d’un homicide en s’appuyant seulement sur les propos affectifs et passionnés de parents convaincus de l’innocence de leur fils, de même qu’il n’est pas simple de faire l’analyse de documents écrits en italien. Toutefois, quelques articles de presse, les écoutes téléphoniques et les expertises médico-légales qui ont été réécrits en français par un traducteur assermenté m’ont incité à prendre ma plume pour soutenir Monsieur et Madame CHOTTARD en retraçant les faits tels que je les ai lus ou entendus. Aujourd’hui, je suis intimement persuadé que les présomptions d’innocence auraient dû profiter à l’accusé. Seulement voilà, il était seul, bien seul devant ses juges et ses accusateurs. Il fallait un coupable. Martial CHOTTARD a été arrêté un an après le meurtre de son beau frère dont le corps a été découvert le 9 mai 2002 vers 23 heures. La presse italienne, tout d’abord peu encline à défendre le citoyen français, s’est intéressée tardivement au cas de Martial CHOTTARD.

 

* Actuellement c’est Monsieur Richard Herpin le maire du Grand-Celland

 

 

 

La presse régionale : La Manche Libre, Ouest France et la Gazette s’est faite l’écho à plusieurs reprises du cas de Martial Chottard.



 

 


L’église du Petit-Celland

J août 2009
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Eglise du Petit-Celland 1906

Le Petit-Celland fut une des paroisses du canton de Tirepied érigé en 1790. Le curé s’appelait Pierre Affichard et le vicaire Simon Gabriel Lebrun né dans la paroisse, ordonné prêtre en 1775, il y excerça son ministère jusqu’en 1790. Gerbold-Pierre Lebrun, son frère, né en 1757, prêtre en 1791, était alors curé dans le diocèse du Mans. Un autre prêtre du Petit-Celland, Mr Louis-Georges Gouvets, ordonné prêtre le 25 mars 1767 était depuis la même année chanoine de la cathédrale d’Avranches.




Jusqu’en 1790 la paroisse était en paix, les idées nouvelles nées de la révolution ne semblaient pas faire l’unanimité parmi la population du Petit-Celland. Ce sont deux jeunes gens originaires du village et qui habitaient depuis plusieurs années dans la capitale qui vont se faire les apôtres de la révolution. Comme leurs doctrines anti-religieuses favorisaient la licence, elles ne tardèrent pas à trouver de l’écho et les habitants se partagèrent en deux camps.


Le 2 janvier 1791 séance mouvementée à l’Assemblée constituante où l’évêque in partibus.

De Lyddia, Gobel prête serment. Le 7 janvier, Mirabeau fait adopter un décret facilitant le recrutement des ecclesiastiques : tout prêtre ayant cinq années d’ancienneté pourra être élu curé. Le curé, le vicaire et les deux autres prêtres du Petit-Celland refusèrent. Comme ils étaient très appréciés et estimés, leur exemple affermit les bons dans leur attachement à l’église. Leur décision, ne fit qu’irriter les autres. endant que le curé intrus François-Louis Lebocey, natif de Marcilly prêtre depuis 1791 peine à rassembler les habitants du Petit-Celland autour des principes de l’ancien régime, à Paris, Talleyrand reprend un instant ses fonctions épiscopales et sacre les premiers évêques constitutionnels élus, Expilly et Claude-Eustache – François Marolles. Loin des tumultes de l’Assemblée constituante, le Petit-Celland n’en est pas moins épargné. Monsieur Affichard, curé légitime, déjà avancé dans l’âge n’avait pas émigré mais s’était retiré chez l’un de ses neveux au village de Lamballe, en Saint Senier, à proximité du Petit-Celland. Quoi qu’infirme et hors d’état d’exercer un grand ministère, sa présence dans un lieu aussi voisin du Petit-Celland apparut dangereuse. Il fut condamné à la réclusion dans la maison du Mont Saint Michel, ou il fut conduit par son neveu le citoyen Pierre Laisné de la commune de Saint Senier en vertu d’un laisser passer délivré par l’agent national du district d’Avranches le 2 Florial, an II. Remis en liberté après plusieurs mois de réclusion, Affichard repartit pour Lamballe où il mourut le 30 Germinal 1795, an VI.

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La légende

Pour en revenir au Petit-Celland, on ne connaît pas avec précision l’époque où le christianisme y fut prêché. Il n’existe aucun document pour l’attester. L’hypothèse la plus « crédible » penchant plutôt en direction de la légende de Saint Gerbold évêque de Bayeux né au village de la bérrière, à quelque pas de l’église. Il y vécu quelques années, et il y aurait dit-on y fait des miracles.






Témoignages de guerre

J août 2009


 

DE GAULLE DANS LA MANCHE ” Naissance du Mythe”

Le 10 juin 1945, le Général de Gaulle, chef du G.P.R.F. , revient dans le département de la Manche. Arrivant de Carpiquet et Bayeux, il est reçu triomphalement à Saint-Lô . Il parcourt la ville meurtrie , entre dans l’église Notre-Dame , dépose une gerbe de fleurs au pied du monument aux morts, salue la foule , distribue des poignées de main. Après qu’ait retenti la Marseillaise , le maire de Saint-Lô, M. Lavalley, s’adresse à lui. Le Général répond très simplement, assurant la population du soutien de l’Etat. Puis c’est la poursuite du voyage par Agneaux , Saint-Gilles , Canisy, Marigny, Belval. A 13 heures, De Gaulle arrive au stade de Coutances. Il est accueilli par le préfet Lebas et le maire, Edmond Paupert. Après les discours officiels et une parade très appréciée , le Général se rend à l’hôtel de ville et s’adresse une nouvelle fois à la foule du balcon avant la réception dans les salons de la mairie. C’est ensuite le départ pour d’autres cités meurtries: Saint-Denis-Ie-Vêtu, Roncey, Hambye, Percy, Villedieu, Brécey, Saint-Hilaire-du-Harcouët et Mortain, où partout se manifeste la liesse populaire.

 

Extrais du livre de Michel Pinel
LE PRIX DE LA LIBERTÉ