“Selon que vous serez puissant ou misérable
Les jugements de cour vous feront blanc ou noir“.
Jean de La Fontaine

Martial Chottard avec sa femme Lucia et ses parents
Nous nous faisons l’écho de l’affaire Martial Chottard originaire du Grand-Celland qui a été arrêté en Italie un an après le meurtre, en mai 2002, de son beau-frère Alberto Giulianini, un riche entrepreneur,propriétaire, entre autres, d’un restaurant à Florence dirigé par Martial. Trois ans plus tard, le 1er mars 2005, Martial Chottard a été condamné par la cour d’assises de Florence à 18 ans de prison pour homicide volontaire. Cette condamnation a charge, sans l’ombre d’un faisceau de preuve, ni mobile, a été confirmée en appel. Désigné comme un « tueur né » par la justice italienne. Absurde, Martial Chottard n’a rien du profil de l’assassin professionnel comme voudraient nous le faire croire ses juges. En dépit d’un alibi irréfutable qui prouve son innocence, Martial est désigné comme le coupable idéal « puisqu’il n’y a personne d’autre à se mettre sous la main »… Comme le stipule un rapport de l’instruction.

Martial et son beau frère Alberto Giulianini
Martial n’avait rien à gagner dans la mort de son beau frère. Aucun différend ne les séparait. Giulianini le considérait comme le fils qu’il aurait aimé avoir.
La mobilisation autour de l’affaire.
A l’exception des élus du Petit-Celland, du Grand-Celland et de Brécey avec Bernard Tréhet à leur tête qui a envoyé le dossier à différentes personnalités, dont Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (avant son élection au poste de Président de la République) personne ne s’est mobilisé. Ce ne sont pas les quelques lettres de compassion d’usage, écrites par nos ministres aux Chottard en réponse à leurs signaux de détresse qui ont fait bouger les choses. « Le pays des droits de l’homme » est aux abonnés absents. Martial Chottard n’est pas un people, pas de micros ni caméras, il ne fait partie de l’intellocratie parisienne.
Aujourd’hui, ses parents, Marie-Claude et René Chottard, plus que jamais convaincus de l’innocence de leur fils, vivent un cauchemar et craignent pour sa vie. Sa mère lui rend visite chaque mois dans sa prison de Scandicci. La famille Chottard a déjà dépensé dans cette affaire 175 000€. Depuis 7 ans, l’assassin court toujours…
Vous pouvez retrouver des informations sur l’affaire, et soutenir Martial en allant sur le blog réalisé par Michel, un ami d’enfance de Martial Chottard pour aider ses parents à faire face aux frais d’avocats en Italie. Et aussi, sensibiliser nos politiques afin qu’ils se mobilisent à leur tour pour mettre un terme à cette injustice qui n’a que trop duré. http://martial-innocent.skyrock.com/
La lettre de Bernard Tréhet écrite le 10 novembre 2006

Bernard Tréhet, Maire de Brécey. Président de la Communauté de Communes
L’affaire Martial CHOTTARD
De fortes présomptions d’innocence n’ont pas suffi pour
éviter une condamnation à 18 années d’emprisonnement
par la Cour d’Assises de Florence.
Qu’elle soit française ou italienne, la justice peut se tromper; mais chacun sait qu’i1est plus compliqué de se défendre et d’être soutenu lorsque l’on se trouve en territoire étranger. C’est le cas de Martial CHOTTARD, né voici quarante ans à St Martin de Fontenay dans le Calvados où ses parents ont résidé jusqu’en 1992.
Aujourd’hui, ce couple s’est rapproché de la commune du Petit Celland où Monsieur CHOTTARD est né le 25 juillet 1939, après avoir fait toute sa carrière à la SNCF. Avec son épouse qui se consacra entièrement à l’éducation de ses deux enfants, un garçon et une fille, il habite désormais dans la commune du Grand Celland. C’est là qu’ils reçurent l’estime et l’écoute de François SERRANT et de Louis POULAIN*, les maires de ces deux collectivités, qui s’empressèrent de me contacter pour que je reçoive cette famiIle très éprouvée. Il n’est certainement pas aisé de se faire une idée d’un homicide en s’appuyant seulement sur les propos affectifs et passionnés de parents convaincus de l’innocence de leur fils, de même qu’il n’est pas simple de faire l’analyse de documents écrits en italien. Toutefois, quelques articles de presse, les écoutes téléphoniques et les expertises médico-légales qui ont été réécrits en français par un traducteur assermenté m’ont incité à prendre ma plume pour soutenir Monsieur et Madame CHOTTARD en retraçant les faits tels que je les ai lus ou entendus. Aujourd’hui, je suis intimement persuadé que les présomptions d’innocence auraient dû profiter à l’accusé. Seulement voilà, il était seul, bien seul devant ses juges et ses accusateurs. Il fallait un coupable. Martial CHOTTARD a été arrêté un an après le meurtre de son beau frère dont le corps a été découvert le 9 mai 2002 vers 23 heures. La presse italienne, tout d’abord peu encline à défendre le citoyen français, s’est intéressée tardivement au cas de Martial CHOTTARD.
* Actuellement c’est Monsieur Richard Herpin le maire du Grand-Celland
La presse régionale : La Manche Libre, Ouest France et la Gazette s’est faite l’écho à plusieurs reprises du cas de Martial Chottard.
