COMMUNE HISTORIQUE DE BASSE-NORMANDIE


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Le Petit-Celland est la commune emblématique de la seconde chouannerie normande de 1793.

extrait Carte(Cassini1767)

extrait Carte (Cassini 1767)

En 1794 : chouans et bleus se pourchassent Le chevalier Jean-Jacques de Larturière dit «Bellavidès» officier des chasseurs du Roy (*) Premier épisode : Sa jeunesse et son entrée dans la Chouannerie

Notre héros, Jean-Jacques de la Huppe de Larturière, est né le 26 septembre 1773 à Avranches, où son père, qui se prénommait lui aussi Jean-Jacques, était président de l’Election. Comme son père possédait le petit château de la « Douettée », c’est là qu’il passa sa tendre jeunesse. La « Douettée” est une demeure plus bourgeoise que seigneuriale, située dans la vallée de la Sée, à proximité de l’église de Vernix, au pied des pentes qui montent vers les Celland. En réalité, et quoique toute proche de Vernix, elle rentrait dans la paroisse de Saint-Ouen de Celland, devenue la commune du Petit-Celland. Il vint continuer ses études à Avranches, où ses parents habitaient l’hôtel vielle-rue-avranchesdes Lévrettes, rue Saulnière (aujourd’hui rue Louis-Millet, mais autrefois ainsi dénommée parce qu’elle conduisait aux grèves, vers les salines et que les « Saufniers ” montaient en ville par cette rue). Au moment où il achevait ses études, fa Révolution de 1789 survint et son père perdit sa charge de Président. JI alla résider avec sa famille à Granville, où il avait du bien et notre Jean-Jacques, qui avait probablement du goût pour la mer, s’inscrivit à l’école de navigation qui fonctionnait à l’époque dans cette ville. Quelque temps plus tard, le chevalier Destouches qui était d’ailleurs quelque peu parent des de Larturière y vint à son tour. Ses études terminées, il s’engagea dans la marine royale et resta en service jusqu’au 11 floréal an Il (30 avril 1794), date à laquelle il fut congédié du navire « Le Suffren” où il servait, probablement à cause de ses opinions royalistes qu’il devait mal dissimuler. Entre temps, l’Administration Républicaine avait arrêté son père, comme suspect et l’avait fait incarcérer au Mont Saint-Michel (baptisé Mont Libre), avec nombre d’autres aristocrates et de prêtres. L’Armée Vendéenne, en passant dans l’Avranchin, avait délivré tous ces prisonniers et, sans que nous puissions avoir de précisions à ce sujet, nous sommes fondés à croire que le président de Larturière, afin de ne plus s’attirer l’attention malveillante des autorités, s’était allé cacher, une fois libéré, dans sa terre de la Douettée, à l’orée des bois du Celland. Notons au passage Je que l’Armée Vendéenne avait fait, sans succès, le siège de Granville, en décembre 1793 et que, prise entre les défenseurs de la place et les quelques navires qui, de la rade, lui tiraient le canon, elle avait dû se replier vers Avranches et vers la Bretagne. Le « Suffren” sur lequel Jean-Jacques de Larturière faisait du service n’était pas à Granville à ce moment.

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Tout laisse à penser que s’il avait été parmi les bateaux qui mitraillaient les Vendéens, notre jeune homme n’aurait pas hésité un instant à se jeter à l’eau pour passer de leur côté. Mais il ne revint au pays qu’après le siège et gagna aussitôt la campagne, l’air de Granville ne pouvant lui être que malsain. Sa vie d’aventures, celle pour laquelle il se fera appeler «Bellavidès”, va bientôt commencer; de toute la fougue de sa jeunesse ardente et de ses convictions catholiques et royalistes, il va s’y jeter muni d’un talisman auquel il attribua toujours son salut et nous verrons combien de fois sa vie fut en danger. Une tradition de famille nous enseigne, en effet, qu’il rencontra sur son chemin une religieuse vendéenne – une épave probablement de la Grande Armée Catholique et Royale – qui lui remit une petite boîte d’argent contenant une parcelle de la vraie croix, en lui disant: « Vous vous battez pour votre Dieu et votre Roi : portez cette précieuse parcelle sur vous jour et nuit, et vous serez assuré de la protection de Dieu.” En se retirant, la Grande Armée vendéenne laissait derrière elle des blessés, des traînards, des pillards, des déserteurs et des bas normands qui, tentés par l’aventure, s’étaient joints à elle. charette-qui-s'échappe469Soucieux, sous le coup, de trouver des cachettes et de disparaître sans éveiller l’attention, il est probable qu’ils se ressaisirent peu à peu et, gagnés par le mouvement qui soulevait leurs voisins de la région de Fougères ou de la Mayenne (les frères Chouans par exemple), commençèrent à se regrouper par petites bandes et à faire parler d’eux. Bientôt les réfractaires de la conscription iront les rejoindre. Les 1er avril et 11 mai 1794, les administrateurs d’Avranches signalent des mouvements en bordure de la Normandie, à Coglès et à Saint-Brice. Ils demandent des renforts. L’officier républicain commandant le détachement de Saint-James en demande lui aussi car il est particulièrement menacé. A Pontorson, il y a six cents prisonniers dont quatre cents prêtres réfractaires et deux cents prêtres constitutionnels gardés seulement par vingt cinq gardes nationaux. La tentation serait grande de les libérer. Mortain également demande des troupes. Le Maire de Vergoncey assassiné En septembre, le maire de Vergoncey est assassiné, l’agent national d’Ardevon fusillé au pied de l’arbre de la liberté par une troupe de vingt cinq à trente hommes revêtus de l’habit national.

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L’HISTOIRE DU TELEPHONE DANS LA MANCHE

TROISIÈME PARTIE

Un réseau fragile et de nouveaux besoins

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L’HISTOIRE DU TELEPHONE DANS LA MANCHE

PREMIERE PARTIE :

Quand le département de la Manche découvrait le téléphone: 1895-1910

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L’HISTOIRE DU TELEPHONE DANS LA MANCHE

DEUXIÈME PARTIE

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Découverte : Le château de Brécey